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Note d’expertise · 13 octobre 2026

Céder son entreprise à La Réunion : les cinq étapes d’une cession réussie

Préparer la société, choisir ce que l’on vend, encadrer la négociation, proportionner les garanties, anticiper la fiscalité du prix : les cinq étapes qui font la différence entre une cession subie et une cession réussie.

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Une cession d’entreprise réussie se reconnaît à une chose : le cédant encaisse le prix convenu, dans le calendrier prévu, sans mauvaise surprise fiscale ni mise en jeu de la garantie. Pour y parvenir, cinq étapes méritent une attention particulière.

1. Préparer la société avant de la présenter

Les acquéreurs paient la clarté. Avant toute approche, il faut régulariser ce qui peut l’être : comptes à jour et approuvés, baux et contrats formalisés, secrétariat juridique complet, propriété des actifs immatériels établie, situation fiscale et sociale assainie. Sortir un actif immobilier de la société, ou isoler une activité, se décide aussi à ce stade, car ces opérations ont un coût et un délai.

2. Choisir ce que l’on vend

Vendre les titres de la société ou vendre le fonds de commerce n’a ni les mêmes conséquences juridiques ni la même fiscalité. La cession de titres transfère la société avec son passif, d’où la garantie d’actif et de passif ; la cession de fonds laisse la société, ses dettes et sa trésorerie au cédant, avec un formalisme propre (séquestre, purge des créanciers). Le choix dépend du profil de l’acquéreur, du passif connu et de la fiscalité du cédant.

3. Encadrer la négociation par une lettre d’intention

La lettre d’intention fixe le prix ou sa formule, le périmètre, le calendrier, l’exclusivité et la confidentialité. C’est le document qui structure toute la suite : audit, financement, rédaction des actes. Elle doit être précise sur ce qui engage et ce qui n’engage pas.

4. Négocier des garanties proportionnées

La garantie d’actif et de passif protège l’acquéreur ; pour le cédant, l’objectif est d’en limiter la durée, le plafond et le champ, de prévoir des franchises, et de s’appuyer sur un audit sérieux pour écarter les demandes infondées. Une garantie bancaire ou un séquestre partiel du prix sont fréquemment demandés : leur montant et leur durée se négocient.

5. Anticiper la fiscalité du prix

Selon la situation du cédant, plusieurs régimes peuvent s’appliquer : prélèvement forfaitaire unique, abattement en cas de départ à la retraite, apport préalable des titres à une holding avec report d’imposition, régime des titres de participation pour une société cédante. Le gain net dépend du régime choisi et de l’ordre des opérations : cette analyse doit précéder la lettre d’intention, pas la suivre.

En pratique

Comptez de trois à six mois entre la lettre d’intention et le closing. Le cabinet intervient dès la phase de préparation, rédige ou relit la lettre d’intention, conduit la négociation des actes avec les conseils de l’acquéreur et sécurise le traitement fiscal du prix.

Cette note présente l’état du droit à la date de sa publication, à titre d’information générale. Elle ne constitue pas une consultation : chaque situation appelle une analyse propre.

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